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Prévention et éducation à la santé

La population Martiniquaise, présente une espérance de vie très satisfaisante et même supérieure à la métropole s’agissant des femmes. Néanmoins, certains indicateurs de santé restent défavorables.

Les indicateurs de santé défavorables

Les maladies cardio-vasculaires, sont la principale cause de décès en Martinique avec 740 décès en 2006 et près d’un décès prématuré sur cinq. Par ailleurs, deux récentes études (ESCAL et ERMANCIA) ont confirmé une prévalence de l’hypertension artérielle de l’ordre de 22 % chez les adultes de plus de 16 ans ainsi qu’une survenue fréquente d’AVC (accidents vasculaires cérébraux) entrainant des incapacités majeures dans 52 % des cas.
Les tumeurs constituent la deuxième cause de décès avec 659 décès en 2006 et plus d’un décès prématuré sur quatre, les localisations les plus fréquentes de ces tumeurs étant la prostate et l’estomac pour les hommes. S’agissant des femmes, les cancers les plus fréquents sont  celui du sein, le colorectal et le cancer de l’utérus.
D’autres pathologies ont par ailleurs une prévalence élevée. C’est le cas du diabète et de l’obésité, de la santé mentale et des conduites addictives.
La situation dans le domaine de la périnatalité est également préoccupante en Martinique avec en 2006 un taux de mortalité périnatale de 23 pour 1000 et un taux de mortalité infantile de 8 pour 1000, soit deux fois plus que dans l’hexagone. Les naissances chez les mineures ainsi que le recours importants à l’IVG sont également à souligner.

La politique de prévention actuelle

La politique actuelle de prévention est axée sur ces pathologies. Ainsi, le Plan Régional de Santé Publique (PSRP) 2005-2011  a été construit autour de neuf axes stratégiques prioritaires qui couvrent 13 pathologies de santé :
l’axe nutritionnel (alimentation et activité physique ; diabète, hypertension et maladies cardiovasculaires) ;

  • l’axe prévention des cancers
  • l’axe conduites à risques (addictions)
  • l’axe sexualité, VIH-sida et Infections sexuellement transmissibles
  • l’axe périnatalité, petite enfance, parentalité
  • l’axe personnes vulnérables (personnes âgées, handicapées, en réinsertion sociale)
  • l’axe SREPS (schéma régional d’éducation pour la santé)
  • l’axe maladies rares
  • l'axe santé environnement


En 2010, plus de quatre millions d’euros seront consacrés aux actions d’éducation et de promotion de la santé, dont 430 000 pour les addictions, 215 000 pour le VIH-sida et 182 000 pour la nutrition-obésité.La lutte contre la pollution liée à la chlordécone constitue également une priorité forte, prise en compte depuis 2008 avec la mise en place du programme JAFA (JArdins familiaux). En 2010, ce sont 570 000 euros qui y seront consacrés

Les principaux enjeux pour la promotion de la santé pour l'ARS Martinique

La mise en place d’une stratégie de promotion de la santé et de prévention constitue un véritable enjeu pour l’Agence Régionale de Santé de la Martinique. Au regard des indicateurs de santé défavorables énoncés précédemment, et avec l’expérience des actions menées dans le cadre du GRSP, il importe maintenant de développer cette politique dans le cadre de la nouvelle loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires). Cette mise en place se fera autour des axes de travail suivants :

  1. L’élaboration et le pilotage du schéma régional de prévention, selon les objectifs fixés par la loi. Ce schéma régional, qui s’intègrera dans le Plan Régional de Santé de l’ARS, définira une stratégie globale de prévention pour la population martiniquaise.
  2. La conception et la mise en place d’une politique territorialisée des actions de prévention dans le but de favoriser la mise en place de projets de prévention par territoire pour une meilleure prise en compte des besoins de la population et réduire ainsi, les inégalités régionales de santé.
  3. La sensibilisation des partenaires, la mobilisation et la professionnalisation des acteurs locaux.